Réflexions sur la consommation de la viande
La viande est une source de protéines animales pour la consommation humaine. Ce n'est certes pas la seule source de protéines vu que les végétaux en contiennent aussi et parfois en de grandes quantités, telles par exemple les légumineuses.
Il faut à l'humain adulte 95 g. de protéines par jour.
La diététique a fortement exagéré les besoins en protéines animales pour l'organisme humain, vu la pression de la politique économique de l'agriculture basée sur l'élevage du bétail produisant de la viande et du lait.
Durant les années de rationnement, entre 1939 et 1945, la consommation de viande avait été fixée, par les cartes de rationnement, à 46 g. de viande par personne et par jour (donc 9 g. de protéines animales). Actuellement, nous en sommes à une consommation de 160 g. de viande par personne et par jour (donc 32 g. de protéines animales), après une diminution de la consommation de la viande dès les années 90.
Lors d'un excès de protéines dans l'alimentation, des troubles du métabolisme peuvent se produire. Les sucs digestifs morcèlent les protéines pour les transformer en acides aminés ; ceux-ci sont alors utilisés pour former des éléments nécessaires à la reconstruction des cellules. Le foie modifie les acides aminés en urée, qui sera elle-même transformée par les reins, pour être éliminée. Si le foie est surchargé par une consommation excessive de protéines, les acides aminés ne sont plus transformés en urée et vont être directement acheminés vers les reins. Or, les reins de l'homme ne peuvent changer les acides aminés en urée, comme le font ceux des carnivores tels les chiens. Cette acidité remonte dans les humeurs et provoque une acidose, qui est une toxémie. Le sang se chargera de ces toxines lorsque le foie, débordé, ne sera plus en mesure de transformer ces déchets en urée. L'organisme libère ses bases, ses minéraux, pour rééquilibrer l'acidose. Il y a donc déminéralisation. Selon la perte de divers sels minéraux, notamment le calcium, le phosphore, le soufre, l'iode, cette acidose créera des maladies de carence, dont le rhumatisme est un des plus beaux exemples.
Les protéines animales ne sont pas indispensables aux humains ; elles peuvent être remplacées par des protéines végétales. Ces dernières sont contenues en grande quantité dans les légumineuses : pois, lentilles, soja, ces plantes ayant la propriété de fixer l'azote de l'air par leurs racines et de former ainsi des acides aminés.
Pour ceux qui veulent s'abstenir de viande, différents régimes sont à disposition
Le régime ovo-lacto-végétarien ne se différencie pas au point de vue nutritif de l'alimentation carnée. Les protéines de la viande sont remplacées par les protéines des œufs et des produits laitiers. Grâce aux végétaux, le taux de cholestérol est moins élevé, la tension artérielle plus basse, l'obésité moins fréquente, les calculs biliaires plus rares, les problèmes de constipation diminués (à cause des fibres des végétaux), il y a moins de cancers, les substances antioxydantes sont bénéfiques.
Le végétalisme est plus restrictif que le régime végétarien, car il élimine tous les produits animaux. Légumes frais, céréales, légumineuses, fruits frais, secs ou oléagineux. Ce régime se caractérise par une pauvreté en lysine, méthionine, acides aminés dits essentiels. Il faut donc une bonne combinaison des protéines végétales dans la ration ; on complète ce végétalisme par l'absorption de graines germées et de levure.
Le régime macrobiotique est essentiellement à base de céréales et de légumes sans adjuvants chimiques ; ce régime est déséquilibré au point de vue des protéines, il y a fréquemment des carences en calcium, fer, zinc, vitamines A, C, B12, D. Réflexions sur la consommation de la viande.